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LES  CHANTIERS

La direction des Chantiers a toujours eu de très bons rapports avec les cadres de la Câblerie de Riom.
Toujours très bien accueillis par Monsieur Guyot et ses prédécesseurs, nous avions des rapports techniques très fructueux principalement avec Monsieur Meilhan, Faucher et des contacts plus fréquents avec Messieurs Claustre, Roubertou et Lanore du contrôle des fabrications de câbles.
Comme nous l'a dit un jour Monsieur Claustre, nous étions son principal client.
Comme pour tous les autres services d'étude et de fabrication des différents composants qui rentrent dans les liaisons par câbles, nous avons toujours ressenti un intérêt sur la suite et les résultats obtenus en finalité de la part des câbliers à notre encontre alors que nous étions en charge de remettre au client la ligne terminée après avoir contrôlé la qualité de transmissions des circuits.

Pose des câbles

Jusque vers la fin des années 50, la tranchée était exécutée entièrement à la main par des terrassiers avec l'utilisation de marteaux piqueurs pour les passages en terrains rocheux creusement à 80 cm, pose des câbles et des protecteurs éventuels et remblais.
Par la suite, les pelleteuses et engins de creusement et de perforation en terrains rocheux sont venus suppléer la majeure partie de la main d'oeuvre.

Les premières photographies représentent un mode de pose en terre à la charrue fileuse, procédé utilisé à partir des années 70, qui présentait l'avantage de n'avoir qu'une seule intervention, le creusement, la pose et le remblai en une seule passe, mais nécessitait une très forte puissance à l'avancement et ne pouvait être utilisé que dans des parties sans obstacle comme par exemple, en cas de prévision d'élargissement de la route, en terrain privé, dans un champs et dans une terre meuble (procédé difficilement utilisable en bord de route où l'on rencontre des obstacles (aqueducs, ouvrages etc..)

 
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Pose de 2 câbles, une grande distance et un régional, à la charrue fileuse dont la forte puissance est renforcée par un engin de treuillage.
Vue arrière de la charrue fileuse avec pose d'un ruban plastique vert à 30 cm, avertisseur de la présence de câbles de télécommunications.
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Engin de treuillage de la charrue fileuse.
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Charrue fileuse reliée à l'engin de treuillage.
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Tenue d'un câble au début d'une longueur posée à la charrue fileuse.
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Présentation d'un câble à l'entrée d'une alvéole, en vue d'un tirage en conduite souterraine. Les fils blancs sont des aiguillages qui permettent de mettre en place le câble métallique de tirage.

Raccordement des câbles :

La photo 8 représente le raccordement, avant soudure du couvercle, d'un câble composite (quartes et coaxiaux) de grande contenance.
Les coaxiaux 1,2x4,4 sont raccordés sous la partie protégée au carton presspahn avec la paire saine isolée au polyéthylène sur le dessus. Les quartes chargées sont raccordées aux selfs (Pupin dont l'affaiblissement permet un espacement des centraux de 80 à 100 km) isolées par des groupes de cjgarettes bleues, les quartes à pas de torsion aléatoire sélectionnées pour la transmission en haute fréquence et raccordées sous des tubes isolants cruciformes incolores.

La photo 9 représente un pot d'amplification ouvert, pour 8 coaxiaux 1,2/4,4 renvoyés provisoirement par des connecteurs d'un câble composite dont les quartes sont raccordées sous le rubanage en toile huilée placée en périphérie.
On remarque la grande qualité d'exécution exigée par la maîtrise, tous les circuits sont contrôlés à chaque joint et raccordés de façon à obtenir la meilleure qualité de transmission avec également, un contrôle pneumatique d'étanchéité des soudures ponctuelles et sur tronçon raccordé.

La photo 10 représente une équipe technique de mesures comprenant le responsable de la voiture laboratoire (avec le casque), un technicien à la table derrière lui, en liaison téléphonique avec les moniteurs qui raccordent les joints, qui inscrit les valeurs dictées et réalise les plans d'équilibrage des circuits pour réduire les déséquilibres et , au premier plan, un monteur qui passe les mesures avec, également, un autre moniteur qui fait les émissions en extrémités de la ligne.

Photo 8

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Photo 9

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Vue intérieure du raccordement d'un point de charge Pupin des quartes "basse fréquence" et de dérivation des quartes "H.F." pour amplification des circuits sur câble composite de grande contenance avec raccordement des coaxiaux 1,2x4,4.
Vue intérieure du raccordement d'un câble composite à 8  coaxiaux 1,2x4,4 télé alimentés.
Photo 10
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Technicien, dans une voiture laboratoire, mesurant les parties réelles et imaginaires de la diaphonie sur les quartes sélectionnées pour la transmission haute fréquence en vue de leur équilibre pour la réduire.

Phoro n° 11

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Intérieur d'une voiture laboratoire de mesures sur les câbles.
A gauche, table basse fréquence (mesures à 800 herts).
A droite table haute fréquence mesures de 12 à 240 Khz).
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Pose des cables au Puy de Dôme
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En résumé, à partir d'une grande qualité de fabrication des câbles et de leur raccordement, il a été possible d'obtenir une qualité de transmission des circuits dans des conditions d'exploitations différentes, au cahier des charges beaucoup plus draconien, d'une tenue bien au dessus que ce que l'on aurait pu espérer.
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